L’enseignement supérieur français reste marqué par une tradition de forte reproduction sociale qui n’a pas été profondément bouleversée par les efforts menés par quelques grandes écoles ou par les Universités.
La diversité dans l’enseignement supérieur passe en effet avant tout par une meilleure égalité des chances tant il est vrai que la situation socio-économique, le lieu de résidence et de scolarisation, la profession des parents et le besoin de travailler pour les étudiants, influent sur les destinées scolaires et universitaires.
Pour autant, l’enseignement supérieur ne saurait rester à l’écart d’une diversification plus large de ses personnels et des ses étudiants. L’Etat employeur comme le secteur privé d’enseignement devrait donner l’exemple de la lutte contre les discriminations.
Du côté des étudiants, l’accueil des personnes en situation de handicap reste limité et les origines nationales ou culturelles, comme le genre, peuvent être des facteurs de discrimination directe ou indirecte dans l’accès aux formations ou les choix de filières.
Cette diversité répond aux nouveaux besoins des entreprises et des employeurs publics qui souhaitent diversifier leur recrutement. Mais quelles politiques sont les mieux à même de répondre rapidement à cet objectif ?
Quelles actions des entreprises peuvent-elles réellement soutenir les efforts de l’enseignement supérieur au-delà des effets d’annonce ? De quels instruments de mesure et de pilotage de la diversité a-t-on besoin et comment les mettre en place ?
Jean-François AMADIEU
Directeur de l'Observatoire des Discriminations
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